Actualités à partager

Dimanche 19 juillet 2009

Il y a des moments où l'on ressent moins le besoin de mettre à plat, d'écrire, d'argumenter. C'est parce qu'il y a aussi tous ces moments forts et essentiels à vivre et à partager ! C’est la période des mariages, la période des anniversaires, la période des vacances tout simplement ! Alors j’emporte mon blog avec moi en vacances, le temps de vivre, de lire et de découvrir tout ce que je partagerais un peu plus tard ici ou là !

Par Ana-Joe
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Samedi 13 juin 2009


On ne le présente plus, on l’écoute.

 

Ce soir là, La Nymphette m’avait prise par la main jusqu’à la libraire La Terrasse de Guttenberg. Douce soirée. Caverne d’Ali Baba. Et puis on a pris l’escalier en colimaçon pour arriver en bas, où ça sentait bon les vieux livres. Carole Zalberg a organisé des rencontres pour entrer dans le vif de la vie de l’auteur. Ici c’était pour Vers la Douceur de François Bégaudeau, donc. Il y avait également Cécile Backès, comédienne metteur en scène. Après un texte d’introduction de Carole Zalberg (ici), on a donc écouté les mots de Bégaudeau, lu par lui-même et par Cécile Backès. Je ne sais pas si c’est l’odeur des vieux livres, ou le son des voix, ou l’enchantement d’être juste là, mais le temps s’est arrêté.

 



Qu’est-ce qui fait que l’on devient adulte ? Hein, dis ?

Ce roman explore la vie de personnages, un peu submergés par les événements de leur propre vie.  Mais n’ayant pas lu le roman je ne peux en dévoiler plus. Ce que je peux dire c’est que les passages que nous avons entendu m’ont fait rire, m’ont hypnotisé et serré le cœur : tout cela à la fois. C’est cela le style Bégaudeau : rendre la réalité à elle-même. Sans chichi. Ces instants là qui font notre quotidien, tellement semblables au nôtre, finalement. J’ai aimé justement cette façon de montrer la réalité. Cette juste précision. Et cette maladresse tellement drôle ! Et ce que je retiens surtout, c’est la richesse de cette rencontre : comme si les choses de la vie devenaient plus simples, banales, finalement moins graves. Parce qu’il y a autre chose à faire que de subir ou de regarder sa vie passer. On n’a pas le droit de se faire prendre son énergie comme ça. La vie est trop compliquée pour que le reste le soit aussi. Chacun son chemin, chacun avec son bagage et ce qui le détermine. Tellement important tout cela. Cette rencontre fait grandir, parce qu’on s’est posé des questions de grands : Cause ou conséquence ? Adulte ou non ? Amoureux ou non ? Et puis, cette rencontre encourage à garder et cultiver beaucoup d’autres choses surtout, parce que ce sont bien elles aussi qui mènent Vers la douceur.

 

Merci La Nymphette de m’avoir prise par la main ce soir là. 

Par Ana-Joe
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Vendredi 29 mai 2009

Nous avons déjà posé quelques idées... ici et ! Mais il nous fallait une caution de l'intérieur, pour s'assurer que nous n'étions pas à côté de la plaque. Voici l'échange que nous avons eu avec Ameleia, professeur de lettres modernes et de Théâtre à Clermont-ferrand (sa page facebook ): la première partie de ses réponses sont sur le blog de La Nymphette ici, et la suite est donc là...     

 

L'ECOLE (suite)
Quels sont les grands changements de société qui influent le plus sur le métier de professeur et la mission de l’école (féminisme, précarisation de l’emploi, questionnement religieux ou identitaires…) ? L’éclatement du modèle de noyau familial a-t-il une conséquence sensible sur les élèves et leur relation à l’autorité / l’apprentissage ? Tous ces aspects ne sont pas débattus à l'école alors qu'ils sont le lieu des premiers conflits.

Tout ce que vous nommez a lieu. Nous sommes le premier observatoire de la société. Il fallait peut-être nous écouter un peu plus... Tiens, La fameuse question de l'autorité : je crois qu'elle a été dangereusement mal formulée. Mal interprétée aussi, elle a été récupérée par les médias et les politiques comme une fausse religion. Nous n'avons jamais cessé d'exiger. Les élèves veulent des repères fiables, justes, forts même. Mais ils veulent à raison des règles adaptées, toujours mobiles, bien sûr parce qu'eux aussi changent. Je ne sais pas si nous avons su nous adapter. En même temps, l'exigence doit être supérieure toujours et doit  savoir se maintenir. Restez proche et élever demeure la préoccupation principale qui doit nous éloigner de tous les faux débats à la mode.

 

On parle du système nordique comme du meilleur qui soit, avec le plus de réussite, et plus complet en terme de connaissance et de temps pour d’autres activités. Es-tu d’accord ?      
Oui. Avec un bémol. Ils sont beaucoup moins nombreux que nous, ce qui facilite terriblement la tâche. Déjà il suffit que l'on observe la formation des enseignants. Ils suivent un parcours universitaire concomitant avec la formation pédagogique. Nous nous faisons le contraire. Et ça va même en s'empirant puisqu'on repousse en amont la formation concrète en prolongeant le cycle universitaire. Et puis personne ne m'ôtera de l'idée qu'une classe avec moins de 20 élèves et deux enseignants dont un est chargé de faire travailler les élèves en difficulté ne peut pas donner le meilleur. En France nous marchons à l'envers.

 

Le succès de « Entre les murs » est-il pour toi un encouragement pour le système éducatif ou une « publicité pour cancres » comme on a pu lire dans certaines critiques ?            
Il n'est ni l'un ni l'autre. C'est un excellent film. Il donne une température de notre système éducatif. Par son réalisme cru, il ne drague personne mais dresse un constat tragique de société. Les gens y ont beaucoup projeté leurs craintes, leurs préjugés sans doute pour se rassurer eux-mêmes. Beaucoup de profs se sont mis en colère en oubliant que c'était du cinéma et que le film était extrêmement scénarisé. Je ne vois en revanche aucun humanisme dans son message. Pour autant je l'accepte comme une lecture terrible et réaliste de notre société. Je peux attester de la réalité de ce qui y est décrit pour une classe sur 4. (même dans un établissement de centre ville en Province !)

 

LES OUTILS

Quelles sont les pistes nouvelles pour attiser la curiosité de tes élèves ? Quels projets innovants te semblent avoir fonctionné ?

L'ouverture sur l'extérieur. Le travail en équipe avec les multimédias. Les évaluations fondées sur la réalisation de projets concrets. Plus je vieillis dans ce métier plus je crois en cette méthode.

Un vieux truc qui marche : Retravailler à partir des travaux des élèves. C'est le principe que je mets en place en soutien. Les élèves retravaillent systématiquement leur contrôle, ont la possibilité de remonter leur note. Remis en selle, ils ne perdent pas confiance et progressent.

 

Quel livre recommandes-tu le plus à tes élèves ? Quel film ?

Tout ce qui me vient à l'esprit pendant un cours. Tout est occasion à ouvrir une parenthèse. Je fais des comparaisons avec le dernier Spiderman, je raconte Madame Bovary. Parfois, comme ça gratuitement, quand je sens les élèves fatigués, je raconte le livre que je suis en train de lire. Etonnamment, ils écoutent, ils le lisent s'il est pour eux, ou l'offrent à leurs parents.

 

Utilises-tu les nouvelles technologies ?

Oui bien sûr. Mes élèves viennent sur mon blog. Et je les publie parfois. Je lance des actions qu'ils doivent mener. Les fameux « commandos ». On ne peut plus les arrêter. 

 

Que souhaiterais-tu faire passer comme message sur ton métier, l’école, tes élèves ?

Je sors ma barbe de vieux sage pour dire que je n'ai surtout pas de messages !

En revanche, j'inviterais celui qui se prend à juger l'école ou les profs et tout ce qui la concerne à venir une journée à l'école : une heure observer ce qui se passe dans une classe, passer une récré dans la cour, circuler dans un couloir bondé à l'heure de la sortie, manger à la cantine de l'école, retourner observer une heure de cours... tout cela invite à suspendre son jugement...

Ameleia nous te remercions pour le temps que tu as pris, pour la richesse de tes réponses : cela nous donne envie de venir nous glisser au dernier rang et d'observer... Merci !

Par Ana-Joe
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Mercredi 20 mai 2009

Livre

 

Bonnet d’âne…et Palme d’or – Claire L’Hoër (2/2)

 


L’école et les élèves de demain…


Alors l’école ne sera plus « comme avant », comme nous, nous l’avons connu, ou comme nos parents l’ont connu. C’est une certitude. Faut-il avoir peur ? Faut-il craindre un dérèglement ? ou faut-il croire à un renouveau ? ou faut-il voir une nouvelle façon d’enseigner ?

 

 « L’avenir vous appartient, mais c’est à vous de le construire. Personnellement, je ne suis pas très inquiète pour les élèves ; ils s’adapteront. Ils seront bien plus performants que nous dans certains domaines. […] Les parents font l’erreur d’élever leurs enfants pour les préparer au monde qu’ils ont connu, pas au monde qui s’annonce. Mais pas d’inquiétude, la jeunesse est recyclable. »

 

« Une vérité impossible à dire. Discours du principal : « c’est un établissement mélangé, avec des classes sociales mélangées, des origines mélangées et ça donne quelque chose qui fonctionne pas mal. » C’est ce que chacun voudrait croire dans les écoles et au ministère.  Mais le communautarisme l’a finalement emporté. Chacun apporte à l’école ses traditions, sa religion, ses convictions et ses combats politiques : les musulmans sont antisémites, les juifs se replient sur la défense d’Israël. […] Et au bout d’un à deux mois, ils sont passés maîtres dans l’art de se faire passer pour des victimes du racisme : une mauvaise note ? Le prof est raciste. »

 

« L’école est à vendre ! L’école est aux enchères. Bientôt elle sera sur eBay. »

Les ZEP où sont envoyés les débutants alors que ce sont des zones où il faut être prêt, expérimenté. Guerre entre public et privé, les cours de soutiens ou pas, l’enseignement religieux ou pas, l’éducation civique ou pas. Le scoutisme prend beaucoup d’ampleur car une nouvelle façon d’être en groupe. Affirmation de la conviction religieuse et qui donne la sensation d’appartenir à un petit club. « Quant aux parents, ils délèguent à d’autres la mission de donner à leurs enfants des valeurs de partage, de générosité, d’altruisme… Toutes ces choses tellement ringardes que l’école ne transmet plus. » ou qu’elle n’a plus le temps de transmettre tellement submergée par d’autres missions.

 

Où trouver les solutions alors ? Où reprendre goût ?

Les parents doivent se remettre en question et surtout doivent voir leurs enfants comme « des adultes en devenir » car le dynamisme se trouve bien dans notre jeunesse. Et puis, il ne faut pas non plus négliger les élèves, ils ne nient pas les difficultés auxquelles ils sont confrontés, mais ils ont surtout foi en leur capacité à les surmonter. « La capacité d’adaptation est ce qui caractérise la jeunesse, par définition. Un exemple ? Jusqu’à ces dernières années, les adolescents ont beaucoup regardé la télévision en consommateurs passifs. Désormais, elle les intéresse de moins en moins. Les ordinateurs ont leur faveur. Sur Internet, sur les forums, avec les logiciels, ils ne sont plus seulement spectateurs passifs, ils deviennent des acteurs, ils donnent leur avis, ils agissent, ils inventent au lieu de se contenter d’écouter et d’enregistrer le savoir de manière unilatérale. »

Claire L’Hoër parle d’une nouvelle façon d’enseigner et d’un nouvel espoir pour élèves, parents, professeur et l’école. « Peut-être est-ce de cette manière qu’ils renouvelleront d’eux-mêmes l’idée de l’école. […] En tant que professeurs et adultes, nous devons davantage les guider et définir la limite entre le possible et l’impossible, plutôt que de rester les répétiteurs spécialisés dans une matière que nous sommes devenus. Tout en apportant aux élèves les connaissances qu’ils n’ont pas, nous leur laisserons un peu plus de champ libre pour exprimer ce dont ils sont capables. Il y a fort à parier que dans la rencontre de nos matières grises, les élèves auront beaucoup à nous dire. »

Bonnet d'âne...et Palme d'or est un constat dur mais réaliste. C'est surtout des solutions proposées. Des prises de conscience. Une orientation vers le changement. On apprend beaucoup des idées et de l'argumentation de Claire L'Hoër. C'est riche et surtout, on comprend très vite que c'est aux acteurs - professeurs, parents, école - de changer, de s'adapter à un monde qui bouge ; de se repositionner. Les élèves attendent beaucoup plus des adultes et des professeurs, ils sont en demande perpétuelle, ils veulent être en phase avec le monde extérieur et non pas isolés. Ils veulent aussi être acteurs.

Pour lire le premier volet 1/2 c'est
ici et pour lire "Nous on n'aime pas lire" c'est sur le blog de La Nymphette .
 

 

Par Ana-Joe
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Lundi 18 mai 2009

Livre

 

Bonnet d’âne…et Palme d’or – Claire L’Hoër (1/2)


 

 

Claire L’Hoër part d’un constat. Lorsque Entre les Murs a reçu la Palme d’or à Cannes en mai 2008, on venait de récompenser ce qui est l’origine du « naufrage de l’école : le mépris de la connaissance, les enfants qui disent qu’apprendre ne sert à rien et que les profs sont inutiles. Désormais, les stars sont les cancres. »

« Tenter de cacher les problèmes, c’est renoncer à les résoudre. Pire : en récompensant ce film, le jury a donné un signal fort aux sauvageons et les encourage même à ne rien changer. »


Dur constat et difficile à accepter. Son analyse de l’école est très fine, très bien exploitée et il est intéressant et surtout essentiel de s’y arrêter. Je vous propose donc deux volets afin de dérouler son argumentation entre l'école d'aujourd'hui et celle de demain.

 



Le professeur et l’école d’aujourd’hui…


Quel est le rôle du professeur ? Quel est le rôle de l’école ? A quoi sert l’école ?

Claire L’Hoër nous fait part des conseils qu’elle a reçus. « Parmi les premiers j’en retiendrai deux ; l’un m’a dit qu’un professeur ne doit pas avoir peur de sa propre autorité, sous peine de devoir changer de métier car les adolescents attendent des adultes un cadre solide dans lequel éprouver leur personnalité pour se construire ; l’autre m’a dit que l’éducation civique n’est pas une matière que l’on enseigne mais des règles que tous les adultes qui encadrent des enfants doivent pratiquer quotidiennement, avec eux et entre eux, pour donner l’exemple. »

 

Elle évoque aussi les contradictions de l’école et les difficultés de faire passer le « bon » message. Notamment lorsqu’il s’agit des moyens de contraceptions. « On évoque donc les moyens de contraception, de la capote à la pilule, les règles, la reproduction. On oublie bien souvent un élément fondamental : l’amour. Car dans la sexualité enseignée par les adultes à l’école, on ne pense pas à dire qu’on peut faire l’amour avec quelqu’un dont on est amoureux. »

 

A quoi sert l’école ? Les élèves ne cessent de répéter que les maths, la biologie ou l’histoire ne servent à rien. Mais le dernier baladeur mp3 dont ils vont se lasser très vite ça sert à quoi alors ? Alors il faut leur répéter qu’il faut progresser dans l’échelle sociale, même si ce n’est pas très politiquement correct. Il ne faut pas avoir honte de ses origines c’est une certitude. Mais il faut aussi être ambitieux pour soi-même et pour ses enfants.


Les élèves et leurs parents d’aujourd’hui…

Quels sont les nouveaux repères des enfants ? Quels sont leurs rêves ? Quel est le rôle des parents ?
Elle développe ensuite les nouveaux paramètres à prendre en considération. La télévision est une nouvelle donnée que l’on ne peut plus occulter du quotidien des élèves et de leurs parents. Par la télévision un nouveau modèle est né, une nouvelle ambition a surgi : la célébrité. « Le divertissement l’a emporté sur la culture. » De plus, les nouveaux modèles de famille ont aussi changé la donne. « Dans le foyer familial, chacun est libre de vaquer à ses occupations, de prendre ses repas à l’heure qui lui convient, seul ou en compagnie des autres, de fréquenter qui lui plait. Les idées de 68 ont largement pénétré les couches de la société française. »

Avec ces nouveaux repères, il semble inévitable que des changements au sein même de l’enseignement et de ce que les élèves attendent sont apparus naturellement. « Ils ne renient pas l’autorité. Ils la réclament au contraire. Ils s’agacent de ces adultes sans volonté, sans convictions. »
« Tu avances ? C’est bien. Tu recules ? C’est bien. Tu restes sur place ? Bien aussi ! Les enfants aimeraient bien qu’on les aide plus souvent à déterminer le vrai du faux, le juste de l’injuste. La peur de ne pas être soutenus les rend d’ailleurs très conformistes pour faire plaisir à leurs parents ou à leurs copains. Alors ils imitent le modèle le plus évident, le plus facile, le plus convenu. Et la télévision ne manque pas de leur donner des repères quand les adultes oublient de les guider. »

Claire L'Hoër donne un ton sensible et souligne les dangers de la facilité, la proximité des médias, des parents moins investis et moins impliqués, des élèves plus livrés à eux-mêmes et qui s'identifient à ce qu'ils peuvent. L'autorité est recherchée. Enfants, parents et professeurs : les trois se cherchent, s'étirent, se tournent autour. Comment envisager ces trois acteurs demain ? (à suivre...)
 



Claire L’Hoër est normalienne et agrégée d’histoire, elle enseigne au lycée depuis une quinzaine d’années dans la banlieue parisienne. Je vous conseille également de l'écouter ici. 
 

 

Par Ana-Joe
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Dimanche 17 mai 2009

… pour une meilleure lisibilité et pour plus de simplicité ! Parce que le changement a toujours du bon ! J’espère qu’elle vous plaira !

Par Ana-Joe
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Samedi 16 mai 2009

Après les deux premiers thèmes de Plus à Partager, le couple et la famille et Facebook et les réseaux sociaux, voici donc un thème qui nous tient à cœur, très à cœur : l’Education Nationale.

 

Pourquoi ce thème ? Pourquoi vouloir plonger dans cet océan-là ?

Parce que ça touche l’enfance et l’adolescence, ça touche des métiers et des passions, parce que ça a suscité en nous des vocations ou toute notre admiration, parce que les disparités se sont élargies et ont créées des besoins de réformes évidents, parce que l’école est le point de départ de beaucoup d’avenirs, le reflet de notre société, là où tout se créé et se bouscule, la première vague, le premier souffle.

Voilà pourquoi ce thème est fondamental et essentiel à traiter. Pourquoi l’école déplait ? Pourquoi les professeurs sont las d’enseigner ? Pourquoi les élèves se désintéressent ? Pourquoi l’école est une source de joie mais aussi une source de peine ?

 

Parce que j’aurai aimé être professeur d’école. Pour apprendre. Pour découvrir. Pour éveiller. Et puis pour faire partager. Pour voir des yeux émerveillés. Pour susciter la curiosité des élèves. Pour continuer à réfléchir avec eux. Petits et grands. Noirs et blancs. Filles et garçons. Croyants et athées.  A l’école il ne doit pas y avoir de notions de frontières, de dieux, de couleurs, de sexes.

 

Alors oui il faut s’immerger dans ce sujet riche, sensible, infiniment passionné et torturé. C’est le catalyseur des sens alors c’est par conviction que La Nymphette et moi lançons ce troisième volet des Plus à Partager.

Par Ana-Joe
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Samedi 25 avril 2009

Le second thème de Plus à Partager : les réseaux sociaux et les nouveaux outils de "non communication"...

Où peut-on trouver des photos de ses collègues en tenue de vacances ? Participer à des forums pour autoriser des photos d’allaitement ? Lire des infos croustillantes de ces « amis » ? Retrouver les ex de son copain ?


Facebook est le nouveau, et très à la mode, réseau social. « Facebook vous permet de rester en contact et d'échanger avec les personnes qui vous entourent. » Alors voilà c’est « super hyper branché » d’avoir son profil sur Facebook et à l’inverse c’est devenu complètement ringard de ne pas en avoir. Même les plus résistants ont cédé à la tentation « parce que tous mes potes y sont », « parce que sinon je suis larguée dans les conversations au boulot », ou « parce que tu comprends comme ça tu restes en contact. »

Facebook, un phénomène – C’est absolument incroyable : en mars 2009, il comptait plus de 175 millions de membres à travers le monde. Cette tendance sociale comme vous le savez tous consiste donc à être référencé avec une palette infinie d’interactions et surtout, c’est la porte ouverte à tous les contacts connus ou inconnus. On peut ainsi retrouver des anciens camarades d’écoles, partager ses photos, et plus encore. On peut alors recevoir des demandes de « lien social » et surtout, on voit tout ce que font nos « amis » : ça peut aller de « je suis au travail », à « j’ai envie de faire pipi », en passant par « qu’est-ce qu’on fait ce soir ? » ou « je me suis achetée une nouvelle paire de shoes ! ». On entre donc dans toutes sortes de pérégrinations, plus ou moins passionnantes à vrai dire.

Facebook, un espion – Plus questions de se faire prendre en photo en soirée d’anniversaire un peu déglinguée car on est sûr de se faire « poker » le lendemain sur Facebook et d’être à l’origine d’un forum « Contre la déglingue de Ana-Joe en soirée d’anniversaire ». Ou encore, aujourd’hui les détectives privés ont à leur disposition un super outil pour savoir ce que les suspects faisaient le soir du meurtre. Quant aux recruteurs, ils ont de quoi se mettre sous la dent avant l’entretien en face à face réel ! Par contre, pour les jaloux c’est le pire outil de visionnage, de surveillance et pour se faire mal en voyant le catalogue des photos des nouvelles conquêtes, des amis de soirée, des collègues qui partagent le quotidien de sa bien-aimée. Et je ne vous parle même pas des parents : c’est affligeant de voir la vie privée de ses enfants, étalée, photographiée, et racontée. Bref, cette toile de jeu a véritablement ses limites.

Facebook, un tueur des sens - Alors voilà, ça a commencé à Harvard, et aujourd’hui on retrouve tout le monde. C’est censé être un outil de communication, d’échange et de contact. Mais on y est très loin et c’est finalement assez limité. Alors c’est comme tout, il faut savoir l’utiliser raisonnablement et ne pas tout laisser voir. Et il ne faut surtout pas oublier que Facebook est propriétaire de cette base de données gigantesque et, là, peut commencer le danger. Alors oui il faut être conscient de ce que l’on laisse à Facebook et de ce qu’on veut partager. Cet outil de communication, s’il est trop utilisé et trop ancré dans le quotidien est un tueur de sentiments et une source d’empoisonnement quotidien. Finalement, on se réfugie derrière un écran pour voir, pour lire, pour chercher, pour se moquer, pour admirer, pour se comparer, pour vérifier. Et finalement, on est devenu très timide parce que c’est tellement plus facile par Facebook. Un texto envoyé de son téléphone portable est devenu super engageant aujourd’hui, et je ne vous parle pas d’un coup de fil.

Facebook est un immense réseau social, certes, mais je trouve qu’il est démesuré et il a anesthésié les relations humaines au profit de la facilité, de la lâcheté et de la vulgarisation. C’était un concept et c’est devenu une obligation, un refuge et une grosse machine : aujourd’hui la valorisation de la société s’élève à 15 milliards de dollars.

A lire : http://mattviews.wordpress.com/2009/03/20/facebook-is-not-a-book-a-matts-musing/

Pour lire la suite chez La Nymphette c'est par ici.

Par Ana-Joe
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Mardi 17 mars 2009
 J'attendais cela avec impatience et joie ! Mais je craignais la foule encore plus que l'an dernier. Tant que je n'étais pas arrivée devant l'entrée de la Porte de Versailles, j'avoue que je ne tenais pas en place. Serrée dans le métro, je croisais les doigts (même les orteils je crois bien !) et je voyais filer les stations les unes après les autres jusqu'à la bonne ! Ca  y est je sors de sous la terre pour respirer l'air ambiant. J'y étais ! Je pressais un peu le pas en me dirigeant vers le Hall 1. Mon coeur battait jusqu'à ce que je vois la file d'attente qui était bien plus "petite" que celle que je m'étais mise en tête alors quelle joie immense j'ai eu à attendre si peu de temps ! L'odeur du papier m'a envouté et les mots de tous les livres semblaient s'échapper de leurs couvertures, j'avoue avoir eu quelques frissons en entrant.

Les maisons d'éditions sont toutes représentées. Leurs livres, leurs histoires, leurs voyages, leurs contes, leurs BD, leurs mangas, leurs essais et leurs poésies, sont là devant moi, devant mes yeux trop petits pour tout voir, pour tout lire, pour tout emporter, mais quelle joie !

Cette année, le pays d'honneur est le Mexique. 
Les couleurs se voient tout de suite, et les sons mexicains se profilent entre les rayons. On voyage à travers l'histoire de ce pays, à travers des paysages incroyables, par un art bien à lui, des traditions, des religions, une civlisation. C'est avec plaisir que j'ai pu saisir quelques oeuvres de ce pays et ses particularités. Je suis revenue avec des nouvelles, un roman et de la poésie, que je ne tarderai pas à vous faire partager.

J'ai toujours cherché à être loin de la foule, mais là j'avoue que c'est un plaisir particulier que j'aime toujours autant, année après année. J'aime ce concentré de mots. Toutes ces histoires qui sont nées de celles de leurs auteurs ou de leur imagination. J'aime ce mélange. J'aime cette richesse et cette ouverture d'esprit qui nous fait voir bien des choses inconnues. On tombe sur des maisons d'éditions moins connues mais d'une richesse incroyable (Autrement), sur des collections de livres pour enfants qui nous émerveillent et plaisent même aux plus grands, sur des auteurs qui consacrent un peu de leur temps à des séances de dédicaces. On voyage beaucoup, on découvre, on se laisse surprendre. C'est un grand voyage vers d'autres cultures, vers d'autres littératures et d'autres couleurs.
Pour plus di'nformations je vous invite à cliquer sur le bandeau :


Par Ana-Joe
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Jeudi 1 janvier 2009

Etranges les nombres impairs mais il faut en passer par là inévitablement ! Puisque c'est un blog de partage, je vais partager tous mes meilleurs voeux avec vous.

Parce qu'il y a des jours où l'on a envie de repartir du bon pied, et de souhaiter le meilleur à nos proches. Parce qu'il y a des jours où il faut bien commencer l'année. Parce qu'il faut s'entourer des bonnes personnes dès aujourd'hui. Parce qu'il y a des choses que l'on a aimé toute cette année et des choses que l'on a détesté. Parce qu'il y a du temps à partager avec ceux que l'on aime. Parce qu'il y a des jours merveilleux à vivre ensemble encore. Parce qu'il faut la santé pour être en mesure de tout faire. Parce qu'il faut continuer à dire les choses. Parce qu'il y a beaucoup projets à réaliser. Parce qu'il faut prendre le temps de dire tout ça et de le vivre maintenant !

Pour ces raisons là et pour beaucoup d'autres, je souhaite la santé, des cures de vitamines, du baume au coeur, du courage, de l'amour, de la serennité, et beaucoup beaucoup de bonheur chaque jour de l'année 2009 !

Par Ana-Joe
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