Ciné à partager

Jeudi 4 juin 2009

Et si l'accompagnement et l'écriture étaient des clés de réussite ?

Film - Richard LaGravenese- Freedom Writers, « Ecrire pour exister », traduction française du titre.

 

La comparaison va paraître étrange mais c’est un mélange de Sister Act 2, pour le dynamisme et la gaité du professeur, et de Entre les Murs , pour l'importance et la place de l'école dans la vie des élèves !

Erin Gruwell (superbement interprété par Hilary Swank) est une toute jeune enseignante et a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves sont à l’école comme à la vie : regroupés par leurs couleurs de peau, par leurs gangs, et si un jour se passe sans qu’ils ne soient tués, c’est un miracle. Terrible. Ca fait froid dans le dos. Les débuts d’Erin sont très difficiles car ses élèves l’ignorent totalement et profitent de chaque prétexte pour s’affronter en classe. Comment intéresser ses élèves ? Comment les comprendre ? Comment leur tendre la main ? Comment faire lorsque leur vie est si écrasante qu’en classe ils se sentent complètement anéantis et croient que tout les conduira à l’échec ?

Il est question d’intégration, de clans, de couleurs de peau. Il est question de racisme. Il est question aussi d’affrontements, de douleur, de morts, de famille blessée à vie. Mais il est surtout question de courage et de l’école. Avec tout ce que cela implique : le rôle du professeur, ses initiatives, sa volonté, sa patience et son investissement. Et pas à pas, avec humour et passion, on voit se développer un vrai rapport de confiance. Et malgré tous les sujets graves et importants dont il est question, cette femme va trouver une chose qui va les réunir et qui va surtout les mettre au coeur du sujet. Grâce à l’écriture, Erin va réussir à leur donner la parole, à les impliquer, à les « protéger » d'une certaine façon et à les libérer. C’est cela l’accompagnement. Petit à petit. Délicatement. Ils vont s'ouvrir, ils vont aussi apprendre et découvrir ce qu'il y a d'autres ailleurs. Pour reconquérir leur amour propre, pour les ouvrir aux autres, pour leur montrer leur talent, leur énergie et leur grande valeur.


J’ai été bouleversée par l’histoire de ces élèves et j’ai été conquise par le dynamisme de cette professeur. Ce sont bien ces personnes là qu’il faut mettre en avant aujourd'hui, qu’il faut mettre en lumière et qu'il faut encourager et applaudir. Car c'est bien par le changement que les choses avancent, que les esprits se font et que la confiance se renforce. Il ne faut plus "rester dans le moule", ou tout accepter parce que "c'est comme ça". Il faut oser, ça c'est sûr. Et il faut savoir faire des choix aussi. C'est engageant, mais le résultat n'est-il pas plus beau ? Parce que c'est aussi rare et tellement plus efficace !

 

Je vous invite également à découvrir la Fondation Freedom Writers ici.             
Par Ana-Joe
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Mercredi 3 juin 2009

Résumé : Fin du 18ème siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgiana, Duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc, elle est contrainte d'accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui, Bess, qui est aussi sa meilleure amie... Insatisfaite, elle s'engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C'est ainsi qu'elle s'éprendra du futur premier ministre Charles Grey.

 

J’étais en quête de romantisme, de jolies robes, de femmes revendiquant leurs droits, comme c’était écrit dans le résumé. J’avais tellement aimé Chéri au cinéma ici et j’avais surtout été séduite par la ressemblance avec notre époque que je voulais retrouver cela. Et bien ma quête a été brisée ! J’ai été très déçue. Déçue parce que je n’y ai rien retrouvé du tout. (Alors certes peut-être en attendais-je de trop !) J’ai même trouvé tout l’inverse : l’horreur, la grossièreté, l’hypocrisie, les convenances, le viol, les bonnes manières ("bonnes"...à vomir oui !), le chantage, le scandale, les stratégies, la femme résumée à "bonne à faire des enfants". Il n’y a rien de l’amour, rien de romantique, rien de lumineux. Mêmes les belles tenues deviennent laides et répugnantes ; tellement elles cachent de laideur. Et pire, j’ai espéré qu’elle se rebelle, qu’elle s’émancipe, qu’elle fuit, qu’elle parte avec Charles Grey. Mon souffle a été coupé. Et je n’ai été que plus effrayée car mon espoir était illusoire.

 

J’ai retiré le dvd en me disant : quel est le message de ce film ? A part celui de montrer qu’il n’y avait aucun espoir et aucune chance qu’une femme de la fin du 18ème siècle soit heureuse et qu'elel devait se plier à toutes ces horreurs. Mais Lady Diana, ce n’était pas à ce siècle n’est-ce pas ?

Par Ana-Joe
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Dimanche 24 mai 2009

Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

 

J’ai été emporté par le fantastique de ce film. J’aime tellement quand l’imaginaire se mêle à la réalité. Et là, lorsque l’imaginaire sauve une enfant de l’horreur du franquisme c’est tout simplement un chef d’œuvre. On est dans un monde féérique à la fois terrifiant et attachant, « où le mensonge n’existe pas ». Le mal incarné car le Capitaine Vidal est si horriblement incarné que l’on se bat aussi pour que la jeune fille retrouve le chemin jusqu’au monde souterrain où ne règne que bonté et joie. Guillermo del Toro décrit sans détour de la caméra toute l’horreur de cette période, la résistance de certains hommes et femmes pour le bien, la torture, la folie des armées franquistes. Il filme aussi comment avec un simple bout de craie on peut se dessiner d’autres portes, vers un autre monde. Il suffit de peu et surtout, notre imagination est une porte de secours.

 

Mais où est passée notre imagination dans le monde adulte ?

Les adules ne voient rien du monde d’Ofélia. Alors oui enfant, nous nous sommes tous créés des histoires, des scénarios, des mondes. Et en grandissant comme le dit la mère d’Ofélia : « tu apprendras à voir que la magie n’existe pas, que tout ce monde n’est que cruauté. » C’est d’une violence et d’une réalité. Guillermo del Toro a enfoui des millions de signes dans chacun de ces personnages pour nous montrer la force de l’enfance et de l’imagination, l’horreur des hommes, mais aussi la bonté de certains et tout leur courage. A l’imagination de l’enfant, il faut ajouter nos convictions d’adultes, car c’est peut-être être bien naïf mais c’est aussi une clé pour dépasser l’horreur, agir pour le bien et revendiquer nos valeurs d’hommes et de femmes.

 

Ce film m’a bouleversé tant il a touché à des valeurs qui me tiennent à cœur et à corps : l’histoire et ses guerres, l’enfance et son imagination, le bien et le mal. Les autres qui obéissent, les autres qui revendiquent, les autres qui résistent. Le Labyrinthe de Pan est un chef d’œuvre, un puits de sens pour l’histoire et pour l’homme.

Par Ana-Joe
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Jeudi 7 mai 2009

Ce film nous emmène dans les années avant le succès de Coco Chanel, de son vrai nom Gabrielle Chasnel. Cette femme à la fois dure et fragile est fascinante. Ce film retrace avec beaucoup d’émotions et de sensibilité tout ce qui a conduit Coco à devenir Coco Chanel. Audrey Tautou est parfaite pour le rôle d’une femme à la fois charismatique et tellement fragile.

 

La musique, les lieux, et les acteurs sont remarquables. On se laisse emporter par son histoire, par ses états d’âme, par ses combats, par sa passion. Anne Fontaine a mis en avant tous les détails qui feront son succès : la dentelle, le noir, les cols, les robes, les chapeaux, le jersey. Tout est parfaitement bien mesuré et mis en avant. C’est un ensemble remarquable. Et puis on entre au plus profond des sentiments de Coco : ses revendications et ses angoisses. Femme d’une autre époque, elle incarne la différence, l’élégance et l’affirmation de ses valeurs.

Elle intriguait les femmes et les hommes ; aujourd’hui elle déchaîne et émeut les uns, et elle inspire et enflamme les autres. Elle n’a jamais baissé les bras, elle toujours était guidée par son cœur et ça lui a réussi. Elle aura connu les pires malheurs comme les plus grands succès. On la découvre avec le seul homme qu’elle aimera et qui l’émerveillera : on la voit amoureuse, passionnée, et au plus vrai. C’est cette vision d’elle qui m’a la plus émue. Anne Fontaine montrera ce visage là dans la plus grande simplicité et sincérité, puis toute l’immensité de la femme, devenue reconnue et célèbre.

 
Qu’il est délicat d’écrire sur une femme immense et talentueuse comme Coco Chanel, j’ai l’impression de donner un trop petit bout de ce qu’elle est. Mais ce film a su retenir toute mon attention et toute ma sensibilité : Anne Fontaine a tout rassemblé pour donner une image fidèle de cette grande femme.

Par Ana-Joe
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Jeudi 23 avril 2009

Le film de Stephen Frears est tiré du roman de Colette et il raconte la « love affair » entre Léa de Lonval et le très jeune Fred Levoux, surnommé « Chéri ». Pour lui elle sera son premier véritable amour, pour elle il sera son dernier. On oscille entre dorure et cruauté, narcissisme et lâcheté. Tout est contrasté dans ce monde de femmes vénales. Les décors et les costumes sont d’une beauté incontestable : la Belle Epoque est parfaitement bien représentée. Cette farce dramatique nous montre le monde des apparences dans une parfaite mise en scène. Ce monde de femmes est quasi insupportable, d’une méchanceté dérangeante et les sentiments sont plus suggérés qu’exposés. Leur liaison va déranger les convenances. On est dans un monde de soie mais aussi de fer, on est choqué et scandalisé ; mais on s’émeut de leur amour impossible dans une perplexité romantique. 


Alors, n’y a-t-il pas encore aujourd’hui des choses de cette époque là ?

Certes, nous ne portons plus de chapeaux hauts et de robes de dentelles, mais ce film est étonnamment très moderne.

Lui, est l’incarnation même du dandy, de l’oisiveté et de l’indécision ; parfois cruel, il est d’une lâcheté révoltante. Il est à la fois amant et enfant toujours à la recherche de l’un ou de l’autre. Il ne sait jamais ce qu’il veut et se laisse dévorer par les convenances. Il ne comprend pas qu’elle ne se laisse pas emporter par la mélancolie et il s’emporte de jalousie lorsqu’elle semble avoir trouvé un nouvel amant. Il se révolte de son absence et il est soulagé de son retour. Il revient comme pour être rassuré. Il repartira sans se retourner et regretta au plus au point d’avoir laissé passer sa seule chance d’aimer la seule femme qui pourra l’aimer comme il est.

Elle, revendique sa personne et assume ces actions. Elle se laisse emporter par l’amour et par sa relation passionnelle et inavouée. Elle rayonne et ses apparitions sont éblouissantes. Elle est d’une fierté et d’un courage étonnant mais d’une fragilité bien cachée. Elle se cache pour hurler sa douleur, elle ne contredira pas les décisions, et préfèrera chercher du réconfort. Elle espère secrètement, se relève par espoir et par conviction. Mais se laissera prendre par l’amour qui ne reviendra pas donc mais qui l’a comblera de l’avoir enfin connu.
 


Malgré sa fragilité, elle est bien plus forte que lui. Lui est parfois ridicule et lisse ; elle est sublimée par l’amour. Je trouve la représentation de la femme terriblement juste et celle de l’homme légèrement exagérée. Désolée Messieurs ! Ce film m’a surpris et m’a beaucoup plu par le mélange d’une ambiance feutrée et d’une cruauté glaciale. C’est arrogant et piquant. Raison ou sentiment : axiome sans réponse ?

« Tout a l'air futile et spirituel chez Colette mais la tristesse se cache sous ce vernis, les sentiments sont suggérés. J'aime les écrans de fumée, ce qui n'est pas dit. » S. Frears.

Par Ana-Joe
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Lundi 20 avril 2009

 

« Si les enfants pensent que l’on peut vraiment courir sur les vagues, alors, je serais content. » H. Miyazaki

 

Le résumé 

Le petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d'une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge qu’il appelera Ponyo, piégée dans un pot en verre. Sôsuke la sauve et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sôsuke.

 


On plonge en pleine magie…

On commence par une valse colorée sous la mer. C’est feu d’artifice aquatique. Les poissons, les méduses, les crustacés, les pieuvres, tous s’affairent autour du sorcier Fujimoto dans un tourbillon de couleur. C’est un spectacle pour les yeux et pour les oreilles. Comme dans un rêve. Notre imagination est emportée : ça y est on entre dans le film, on est au cœur même de la magie Miyazakienne !

Dans toute cette magie se mêlent aussi des phénomènes des plus étonnants :
- Comme par le simple fait que Sôsuke appelle ses parents par leurs prénoms « Lisa » et « Kôichi » : alors est-ce une chose courante au Japon ? ou est-ce pour créer une distance entre le monde des adultes et son monde à lui ?
- Un autre phénomène beaucoup plus étrange, lui, est le personnage de Fujimoto. Ce savant-fou, et père de Ponyo, qui vit sous l’eau est parfois même terrifiant et son apparence intrigante. Et il veut retenir Ponyo, pour maintenir l’équilibre maritime, et il va la chercher sans relâche. Mais il s’avère bien plus maladroit que dangereux.
- Enfin, selon moi, le phénomène le plus étonnant et cette fois-ci effrayant, est celui de personnalisation de la mer. Miyazaki a créé un personnage inquiétant qui peut devenir une force dévastatrice pour les hommes. Les vagues sont vivantes, et déferlent avec fureur : et lorsqu’il s’agit du tsunami c’est impitoyable.

 

 

… pour nager avec le courage et la vérité.

Sôsuke incarne du haut de ces cinq ans le courage et la volonté. Dès qu’il tombe sur ce poisson rouge coincé dans le bocal, il lui donnera un nom et lui promettra protection. Son courage est sans limite. Remarquable pour son âge. Ponyo, elle aussi, est l’image même du courage : elle défit son père pour devenir humaine et part à la recherche Sôsuke sans peur. Elle représente aussi toute l’innocence et l’insouciance de l’enfance qui semble dompter les vagues du tsunami.

La mère de Ponyo, déesse de la mer, est l’emblème de l’infinie beauté, à la fois gigantesque et lumineuse, elle est la vérité, la justice, la liberté. Sorte de sirène, elle n’apparaît que pour faire un choix et guider. Enfin, les dialogues sont peu présents mais toujours très bien mesurés, les mots sont pesés et le sens des mots amplifié. Cet effet est tellement représentatif de la culture japonaise, et ceci ajoute à la profondeur des mots : on s’y accroche davantage. Quant aux dessins, ils sont tous réalisés à la main : alors avec des dialogues et des dessins attachés eux-aussi au courage et à la vérité, je trouve cet ensemble encore plus remarquable que n’importe quel autre film d’animation.

 


Miyzaki nous présente son 10ème long-métrage où le rêve est omni-présent et on découvre un monde entre ciel et mer absolument étonnant. Alors le lien avec La Petite Sirène d’Andersen semble évident pour le fond, mais la forme et le rythme sont tellement propres à Miyazaki que l’on oublie très vite tout autre rapprochement. C’est bel et bien une œuvre sans autre égal où l’équilibre entre les hommes et la nature est encore un thème cher à Miyazaki : ces deux forces s’affrontent, s’aiment et se déchirent. C’est une fable magique d'un merveilleux dessinateur où l’on n’en ressort que plus amoureux de la nature et des films qui font rêver.

 

 

A lire sur le film – « Miyazaki prend la mer et la rend magique »

A lire sur Miyazaki – « nous étions devenus esclave de notre propre technique »

Site de la production

Par Ana-Joe
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Jeudi 9 avril 2009

Pour continuer notre envie de Plus à Partager, et pour compléter les deux premières notes, celle-ci et celle-là...


Cinéma



Ana-Joe
:  
Le dernier film de Liza Azuelos nous entraine dans ce qui est aujourd’hui un « classique », pouvons-nous dire, de famille : une mère divorcée et ses trois enfants, dont une adolescente. Alors les puristes crieront au scandale mais peu importe le classique peut très bien marcher !



La Nymphette
 :
Et puis n’est-ce pas dans les classiques qu’on se reconnait le mieux ?  Evidemment, toutes les mamans divorcées ne sont pas architectes avec le physique de Sophie Marceau, mais il faut bien un peu de rêve !




Ana-Joe :
Sophie Marceau incarne donc cette mère complètement débordée par sa fille, Lola, en pleine adolescence et en pleine recherche. Le décalage est visible mais la fusion l’est tout autant. Difficile de bien faire, de bien dire et de ne pas heurter la susceptibilité des ados. Ce n’est pas la séparation de ses parents qui peut chambouler cette frêle jeune fille, mais toute autre chose. La passion amoureuse, ça oui. Comment se comporter alors ? Mère stricte ? Mère copine ? Le juste milieu est toujours dur à trouver. Et puis comment faire quand, adulte, on se cherche toujours un peu ? On est à mi-chemin entre la petite fille qui cherche sa maman le soir pour un câlin (sauf qu’aujourd’hui on demande cela par texto : « klin ?» !) et la jeune femme qui souhaite s’assumer et qui cherche à s’épanouir.


La Nymphette
 :
Regardons-les évoluer. Elles vivent dans un beau Paris, dans un bel appartement, apparemment aisés et entourées, elles n’en demeurent pas moins les mêmes : Une maman qui a du mal à tout assumer qui se sent abandonnée par le père de ses enfants qui se contente d’être là une fois de temps en temps. Et une ado, tant tôt amoureuse tantôt indépendante pour qui l’amitié compte plus que tôt. Nous étions exactement les mêmes à leur âge !

Ana-Joe :
Liza Azuelos présente les ados d’aujourd’hui : ultra-lookés, sur-coiffés, rockers, enfants, un poil cancres, passionnés et révoltés.

La Nymphette :
Ah le look de ces ados… ! Ne vend-on pas de shampoing à ces jeunes hommes… ??  Quand à leurs bulletins… Depuis quand porte t’on aux nues que des héros mauvais en classe ? Être bon élève n’a jamais empêché tout le reste… Par contre, cela ouvre beaucoup plus de portes!

Ana-Joe :
Le film présente aussi le couple d’aujourd’hui : souvent déchiré mais uni pour le bien de leurs enfants, soucieux de leur équilibre malgré tout. Tout le monde semble s’y retrouver ici. Alors certes nous sommes dans un film, un peu caricaturé, et un peu trop orienté « parisien branché » où l’argent aide beaucoup.
Je crois qu’aujourd’hui les modèles de couple ou de famille ne sont plus uniques. Selon les personnes et leurs aspirations, on arrive à une multitude de modèles. La famille-modèle n’est plus assurée d’être la seule meilleure façon d’être. Nous avons bel et bien dépassé cela. Les choses vont vite, les personnes aussi. Alors aujourd’hui, nous avons tous en tête plus ou moins une image de notre famille modèle, selon notre propre expérience et selon celles de nos proches. Ce qui est moins sûr c’est ce que nous réserve la vie, avec ses surprises, ses joies et ses peines. Les choses ne semblent plus figées comme au temps de nos grands-parents voire de nos parents. Le couple ne semble plus avoir le même sens qu’avant, où est-ce le sens des choses qui change ? La seule chose qui semble, elle, perdurer c’est la quête d’une famille. Ce qui est tout autant certain c’est l’amour qui guide, qui forge, qui fonde, qui grandit, qui s’agrandit. Peu importe le schéma dans lequel nous nous trouvons, le but c’est bien de trouver le bonheur, pour soi, pour son couple, et pour l’avenir de ses enfants.


La Nymphette :
Pour moi ce film est symbole d’évolution et de révolution. Évolution des mœurs : les filles d’aujourd’hui sont plus libres plus ouvertes et s’imposent davantage auprès de leurs camarades garçons.  Révolution de la famille : après être passée par l’extrème jusqu’en 68, puis par l’autre dans les années 70 à 80, la famille revient en force, plus de mariage plus de divorce plus de re-mariage. Lles hommes et les femmes d’aujourd’hui sont plus exigeants avec leur partenaire mais continuent à faire des enfants et à tenter de leur offrir le meilleur.

 


Film
 : LOL, Liza Azuelos, sortie février 2009 – toujours à l’affiche !

Site officiel : http://www.lol-lefilm.com/

 

Par Ana-Joe
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Mardi 31 mars 2009

"The music is everywhere, you just have to listen"

August Rush est orphelin mais il est persuadé du contraire. Tout est musique autour de lui et il est sûr que c'est la musique de ses parents qu'il entend que seule la musique les réunira.

Merveilleux conte musical rythmé de poésie, de mélodies et de douceur. On remarque la beauté des acteurs : Keri Russell (Félicity) dans le rôle d'une violoncelliste classique et d'une fragillité hors norme ; Jonathan Rhys-Meyers (Match Point) en rockeur écorché vif et le jeune Freddie Highmore (Charlie ou la Chocolaterie) dans le rôle de cet enfant-ange qui vit pour la musique.

C'est une belle histoire pour les amoureux de la musique, pour ceux qui vibrent au moindre son, pour ceux qui veulent découvrir toute la beauté de cet art universel.

Par Ana-Joe
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Jeudi 12 mars 2009
 

Il est né vieux et il meurt jeune. Le sens de la vie inversée. Le cours des choses est contraire aux autres. Comment vivre quand ses proches vieillissent ? Comment vivre les choses avec le même degré qu’un enfant de 7 ans lorsqu’on en paraît 70 ?

Etrange histoire donc de cet homme qui va vivre une vie hors norme, à contre-sens, mais sans en perdre un seul moment, avec un optimisme exemplaire, avec amour  et passion. On est plongé dans un univers proche de celui de Tim Burton dans Big Fish: à la fois fantastique, parfois assez déstabilisant, mais plus on avance dans son histoire et plus on est séduit par la poésie bien particulière, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Les personnages que l’on rencontre sont uniques : Queenie, le père qui vend des boutons, la femme qui va lui apprendre à jouer du piano, Daisy, le remorqueur, la femme mariée de l’hôtel.

C’est un voyage remarquable, riche de sentiments, de passions, d’histoires, de surprises. Jusqu’au jour où lui et Daisy se retrouvent, au bon moment, au bon âge, au bon carrefour de leurs vies. Ils ont vécu, ils ont découvert, ils ont avancé et à cet instant de leur vie, ils se retrouvent au parfait instant. Comme deux cordes qui se nouent pour s’entremêler et former cet amour évident. Alors certes, rien ne dure, mais il y a certaines choses au-delà du rationnel qui durent.



Ce film est d’une richesse incroyable, dans chaque recoin on trouve un trésor : dans la façon de filmer, dans le jeu des acteurs, dans la façon de raconter, dans l’évolution du temps. J’ai été ébloui par le fantastique, par le réalisme, par l’incroyable et les sentiments, par les découvertes et par l’inévitable. C’est à la fois bouleversant et merveilleux.


J’ai surtout retenu cette phrase et ces mots qui résonnent encore, qui disaient quelque chose comme : on ne sait pas ce que la vie nous réserve, mais il faut la vivre au mieux, se laisser surprendre, rencontrer des personnes qui vont nous bousculer et nous ouvrir l’esprit. Parce qu’il y a certaines opportunités qu’il ne faut pas laisser passer.

J’aime la place qui est donnée dans ce film aux autres, aux sentiments, à la vie et à la mort. Tout est sublimé. Si bien brodé et illustré. C’est un film à voir et à avoir absolument.


Par Ana-Joe
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Dimanche 1 mars 2009


Quelle histoire ! Quel rythme ! Slumdog Millionnaire c'est l'histoire incroyable de Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai. Il est sur le point de gagner les 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ?

Comment a-t-il réussi à trouver chacune des questions ? Chaque question lui rappelle un moment précis de sa vie : de son enfance à son adolescence, on découvre la vie difficile de ce jeune homme. On court dans les rues et on est aussi terrifié par les horreurs que l'on y voit. 

 C'est aussi une quête amoureuse qui nous fait perdre haleine tout au long du film. On traverse les pires horreurs, on se bat contre la misère, contre la corruption et on court après cette jeune fille et cet amour qui le guide plus que tout.

J'aime le rythme, l'enchainement des anecdotes, et tout particulièrement les passages sur l'enfance. Les musiques rendent toute la dimension de ce périple incroyable. La fin est un peu trop prévisible, très "bollywood". Mais c'est une belle histoire, originale, et remplie d'espoir.

Par Ana-Joe
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