Et si l'accompagnement et l'écriture étaient des clés de réussite ?
Film - Richard LaGravenese- Freedom Writers, « Ecrire pour
exister », traduction française du titre.
La comparaison va paraître étrange mais c’est un mélange de Sister Act 2, pour le dynamisme et la gaité du professeur, et de Entre les Murs , pour l'importance et la place de l'école dans la vie des
élèves !
Erin Gruwell (superbement interprété par Hilary Swank) est une toute jeune enseignante et a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves sont à l’école comme à la
vie : regroupés par leurs couleurs de peau, par leurs gangs, et si un jour se passe sans qu’ils ne soient tués, c’est un miracle. Terrible. Ca fait froid dans le dos. Les débuts d’Erin sont
très difficiles car ses élèves l’ignorent totalement et profitent de chaque prétexte pour s’affronter en classe. Comment intéresser ses élèves ? Comment les comprendre ? Comment leur
tendre la main ? Comment faire lorsque leur vie est si écrasante qu’en classe ils se sentent complètement anéantis et croient que tout les conduira à
l’échec ?
Il est question d’intégration, de clans, de couleurs de peau. Il est question de racisme. Il est question aussi d’affrontements, de douleur, de morts, de famille blessée à vie. Mais il est surtout question de courage et de l’école. Avec tout ce que cela implique : le rôle du professeur, ses initiatives, sa volonté, sa patience et son investissement. Et pas à pas, avec humour et passion, on voit se développer un vrai rapport de confiance. Et malgré tous les sujets graves et importants dont il est question, cette femme va trouver une chose qui va les réunir et qui va surtout les mettre au coeur du sujet. Grâce à l’écriture, Erin va réussir à leur donner la parole, à les impliquer, à les « protéger » d'une certaine façon et à les libérer. C’est cela l’accompagnement. Petit à petit. Délicatement. Ils vont s'ouvrir, ils vont aussi apprendre et découvrir ce qu'il y a d'autres ailleurs. Pour reconquérir leur amour propre, pour les ouvrir aux autres, pour leur montrer leur talent, leur énergie et leur grande valeur.
J’ai été bouleversée par l’histoire de ces élèves et j’ai été conquise par le dynamisme de cette professeur. Ce sont bien ces personnes là qu’il faut mettre en avant
aujourd'hui, qu’il faut mettre en lumière et qu'il faut encourager et applaudir. Car c'est bien par le changement que les choses avancent, que les esprits se font et que la
confiance se renforce. Il ne faut plus "rester dans le moule", ou tout accepter parce que "c'est comme ça". Il faut oser, ça c'est sûr. Et il faut savoir faire des choix aussi. C'est engageant,
mais le résultat n'est-il pas plus beau ? Parce que c'est aussi rare et tellement plus efficace !
Je vous invite également à découvrir la Fondation Freedom Writers ici.
Sôsuke incarne du haut de ces cinq ans le courage et la volonté. Dès qu’il tombe sur ce poisson rouge
coincé dans le bocal, il lui donnera un nom et lui promettra protection. Son courage est sans limite. Remarquable pour son âge. Ponyo, elle aussi, est l’image même du courage : elle défit
son père pour devenir humaine et part à la recherche Sôsuke sans peur. Elle représente aussi toute l’innocence et l’insouciance de l’enfance qui semble dompter les vagues du tsunami.
La mère de Ponyo, déesse de la mer, est l’emblème de l’infinie beauté, à la fois gigantesque et
lumineuse, elle est la vérité, la justice, la liberté. Sorte de sirène, elle n’apparaît que pour faire un choix et guider. Enfin, les dialogues sont peu présents mais toujours très bien mesurés,
les mots sont pesés et le sens des mots amplifié. Cet effet est tellement représentatif de la culture japonaise, et ceci ajoute à la profondeur des mots : on s’y accroche davantage. Quant
aux dessins, ils sont tous réalisés à la main :